Espéranto Indre

Esperanto Loiret - Version numérique du Unua Libro pour les français (ou les francophones)

mardi 29 juillet 2025 par Nicole Blot

Le 26 juillet ce sera la fête de l’espéranto, c’est à dire l’anniversaire de la publication du "Unua Libro", la publication initiale du projet de Langue internationale, parue le 26 juillet 1887 à Varsovie.
https://sezonoj.ru/2020/07/unua/
Depuis quelques jours je travaillais à faire une version numérique du Unua Libro en français. J’avais déjà le fac-similé (disponible en particulier sur https://ia600405.us.archive.org/14/items/UnuaLibroFranca/UnuaLibroFranca_text.pdf mais c’est juste un scannage du document ancien, on ne peut pas faire de recherche dans le texte, ni copier/coller des passages intéressants. Il y a quelques jours, Dominique Siméone m’avait envoyé ce Unua Libro en anglais, qui avait été mis sous une forme numérique, c’est à dire du vrai texte, copiable et collable (voir https://shawnomancy.com/wp-content/uploads/2019/03/Unua-Libro.pdf). J’ai donc entrepris de faire la même chose en français.
Le résultat est maintenant disponible en http://esperanto.loiret.free.fr/1/index.php?static11/pour-apprendre-l-esperanto#UnuaLibro ; il manque encore le dictionnaire qui était ajouté à la fin du livre, mais il devrait venir dans les prochaines semaines grâce à des documents envoyés par Thierry Saladin.
(pour ceux qui veulent avoir ce document sous forme de livre-papier, il est disponible chez FEL pour 5 euros : http://retbutiko.be/eo/ero/unua&cart_id=3670099.1691394)
En plus de l’aspect purement linguistique de ce projet de langue internationale, il est intéressant d’y lire divers aspects "socio-politiques" montrant l’idée interne :
Le mur infranchissable, qui sépare les littératures, croulerait, et les œuvres des autres peuples nous seraient aussi accessibles, que celles de notre propre nation. La lecture deviendrait commune à tous, et avec elle l’éducation, l’idéal, les convictions, les tendances, - tous les peuples se trouveraient réunis en une famille.
La différence des langues est une des sources principales de la différence et de l’hostilité réciproque des nations, puisque c’est la langue qui frappe avant tout les hommes, lorsqu’ils se rencontrent : n’ayant pas le moyen de nous faire comprendre, nous nous évitons les uns les autres. En se rencontrant, les hommes ne s’informent pas de leurs opinions politiques, de la partie du globe où habitaient leurs ancêtres pendant plus ou moins longtemps, - mais ils parlent – et aussitôt chaque son des paroles qu’ils prononcent, leur rappelle qu’ils sont étrangers l’un à l’autre.

Très souvent, on dit que l’Espéranto est une langue trop européenne, et que ça ne conviendrait pas pour des Asiatiques. Ce n’est pas l’avis de Zamenhof, qui dit que l’espéranto n’est pas spécialement facile pour les Européens, parce que c’est une langue constituée de la juxtaposition de petits mots invariables :
Mais comme une semblable construction de la langue est tout à fait étrangère aux peuples européens, et qu’il leur serait difficile de s’y habituer, j’ai complètement approprié la désarticulation de la langue à l’esprit des langues européennes, de manière que celui qui apprend cette langue d’après le manuel, sans avoir lu préalablement la préface (ce qui du reste n’est point du tout nécessaire pour l’étude même de la langue), ne se doute pas, que la construction de cette langue diffère en quoi que ce soit de sa langue maternelle.
Il nous reste encore les mêmes obstacles qu’à Zamenhof :
3) Trouver les moyens de surmonter l’indifférence de la plupart des hommes, et de forcer les masses à faire usage de la langue présentée, comme d’une langue vivante, mais non pas uniquement à l’aide du dictionnaire.
Donc bonne fête de l’espéranto dans trois jours !
Pierre Dieumegard


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